Partie (3
7. Le commerce stimule la croissance économique
8. Les principes fondamentaux rendent le système plus efficace
9. Les gouvernements sont à l’abri des pressions
10. Le système encourage la bonne gestion des affaires publiques
Le commerce stimule la croissance économique,
ce qui peut être bon pour l’emploi
aurait à peu près entre 300 000 et 900 000 emplois de moins. Souvent, les perspectives d’emploi sont meilleures dans les entreprises qui prennent part aux échanges internationaux. Aux ةtats-Unis, 12 millions de personnes doivent leur emploi aux exportations; 2 millions de ces emplois ont été créés entre 1993 et 1997. Et ces emplois sont généralement mieux payés et plus stables. Au Mexique, les meilleurs emplois se trouvent dans les activités d’exportation. Dans les secteurs qui beaucoup plus longtemps à retrouver un emploi que son homologue d’un autre pays. En d’autres termes, certains pays s’adaptent mieux que d’autres, en partie parce qu’ils ont une politique d’ajustement plus efficace. Ceux qui n’en ont pas laissent passer l’occasion qui se présente. Dans bien des cas, les faits montrent que l’occasion a été saisie: la libéralisation des échanges a été bénéfique pour l’emploi. La Commission européenne calcule que si le Marché unique n’existait pas, il y Une politique gouvernementale bien conçue tire parti du fait que la libéralisation des échanges contribue à la création d’emplois Il est difficile de traiter cette question en quelques mots. Il y a de fortes raisons de croire que le commerce stimule la croissance économique et que la croissance économique crée des emplois. Il est également vrai qu’il y a des pertes d’emplois même lorsque le commerce est en expansion. Mais une analyse fiable de cette question pose au moins deux problèmes. Premièrement, d’autres facteurs entrent en jeu. Par exemple, les progrès technologiques ont eu eux aussi une forte incidence sur l’emploi et la productivité, bénéfique pour certains emplois, dommageable pour d’autres. Deuxièmement, s’il est clair que le commerce accroît le revenu national (et la prospérité), cela ne se traduit pas toujours par un nouvel emploi pour les travailleurs qui ont perdu le leur à cause de la concurrence des importations. La situation n’est pas la même partout dans le monde. Un travailleur d’un pays donné peut mettre en moyenne
Le commerce stimule la croissance économique,
ce qui peut être bon pour l’emploi
exportent 60 % ou plus de leur production, les salaires sont 39 % plus élevés que dans le reste de l’économie. Les maquiladoras (industries de transformation en douane) payent 3,5 fois le salaire minimum mexicain. Les faits montrent aussi que le protectionnisme nuit à l’emploi.
L’exemple de l’industrie automobile américaine a déjà été mentionné: les obstacles au commerce destinés à protéger les emplois aux ةtats-Unis en restreignant les importations en provenance du Japon ont finalement provoqué une hausse du prix des voitures aux ةtats-Unis; celles-ci se sont moins bien vendues et des emplois ont été perdus. En d’autres termes, en tentant de résoudre un problème à court terme par une restriction des échanges, on a donné naissance à un problème plus grave à long terme. Même pour un pays qui a du mal à procéder à des ajustements, la solution du protectionnisme ne ferait qu’aggraver les choses.
La discrimination complique les échanges ...
Le commerce rend possible un partage du travail entre les pays. Il permet d’utiliser les ressources de manière plus appropriée et plus efficace pour la production. Mais le système commercial de l’OMC offre plus que cela. Il contribue à accroître l’efficacité et à réduire les coûts davantage encore, en raison des principes importants qu’il consacre. Imaginez une situation dans laquelle chaque pays établit des règles différentes et fixe des droits de douane différents pour les importations provenant de différents partenaires commerciaux. Imaginez qu’une entreprise d’un pays donné veuille importer des matières premières ou des composants dont elle a besoin pour produire—du cuivre pour fabriquer des fils ou des plaquettes de circuits imprimés pour des appareils électriques, par exemple. Il ne lui suffirait pas de comparer les prix proposés par les fournisseurs dans le monde entier. Il faudrait aussi qu’elle calcule séparément les droits qui seraient prélevés sur les importations (et qui dépendraient de l’origine des importations) et qu’elle étudie chacune des réglementations applicables aux produits selon leur provenance. Acheter du cuivre ou des plaquettes de circuits imprimés deviendrait une opération très compliquée. C’est là, présenté de façon simple, l’un des problèmes de la discrimination. Imaginez à présent que le gouvernement annonce qu’il imposera les mêmes taux de droits aux importations en provenance de tous les pays et qu’il appliquera la même réglementation à tous les produits, quelle que soit leur origine, qu’ils soient importés ou fabriqués localement. Pour cette entreprise, la vie serait beaucoup plus simple. Le sourçage des composants deviendrait plus efficace et moins coûteux.
Le système commercial présente de nombreux avantages qui sont plus difficiles à chiffrer, mais qui n’en sont pas moins importants. Ils découlent des principes essentiels qui sont au coeur du système, et rendent la vie plus facile aux entreprises qui participent directement au commerce international et aux producteurs de marchandises et de services.
Les principes fondamentaux rendent le système plus
efficace sur le plan économique et réduisent les coûts
La non-discrimination n’est que l’un des principes fondamentaux du système commercial de l’OMC. Les autres sont notamment:
• la transparence (des renseignements clairs sur les politiques, les règles et les règlements);
• une plus grande certitude quant aux conditions des échanges (les engagements d’abaisser les obstacles au commerce et d’améliorer l’accès au marché pour les autres pays son juridiquement contraignants);
• la simplification et la normalisation des procédures douanières, la simplification des formalités administratives, l’établissement de bases de données centralisées et d’autres mesures visant à simplifier les échanges, regroupées sous la rubrique «facilitation des échanges». Tous ensemble, ces principes simplifient les opérations commerciales en abaissant les coûts supportés par les entreprises et en renforçant la confiance dans l’avenir, ce qui, là aussi, se traduit par une augmentation du nombre d’emplois et une amélioration de la qualité des biens et des services fournis aux consommateurs.
Des règles et des règlements transparents sont essentiels
L’une des leçons du protectionnisme qui a dominé les premières décennies du XXe siècle est que les intérêts sectoriels étroits, s’ils acquièrent une influence politique que rien ne vient contrecarrer, peuvent causer des dégâts considérables. Cela s’est traduit par une politique de plus en plus restrictive qui s’est transformée en guerre commerciale dont tout le monde est sorti perdant. ہ première vue, restreindre les importations semble être une manière efficace de soutenir un secteur économique. Mais cela fausse l’économie au détriment d’autres secteurs qui ne devraient pas être pénalisés: si vous protégez le secteur des vêtements, par exemple, tout le monde doit payer ses vêtements plus chers, d’où une pression sur les salaires dans tous les secteurs. Il peut y avoir aussi une escalade du protectionnisme, les autres pays relevant leurs propres obstacles au commerce par mesure de rétorsion. C’est exactement ce qui s’est produit dans les années 20 et 30, et les conséquences ont été désastreuses. Même les secteurs qui exigeaient d’être protégés ont en définitive été perdants. gouvernement de son pays que le secteur qu’il représente constitue un cas particulier et doit être protégé, le gouvernement peut rejeter cette pression protectionniste en alléguant qu’il a besoin d’un accord de vaste portée qui profitera à tous les secteurs de l’économie. C’est exactement ce que font régulièrement les gouvernements.
Le système met les gouvernements à l’abri
des intérêts particuliers
Il faut que les gouvernements soient armés pour résister à la pression des groupes qui représentent des intérêts particuliers étroits, et le système de l’OMC peut les aider à cet égard. Le système du GATT/de l’OMC porte sur des secteurs très divers. C’est pourquoi, si au cours d’une négociation commerciale se déroulant au GATT/à l’OMC, un groupe de pression cherche à convaincre le Les gouvernements sont mieux à même d’échapper à l’influence des groupes de pression Dans le cadre des règles de l’OMC, une fois que l’engagement a été pris de libéraliser un secteur, il est difficile de revenir en arrière. Les règles découragent aussi l’adoption de diverses politiques peu judicieuses. Pour les entreprises, cela signifie plus de certitude et de clarté dans les conditions des échanges. Pour les gouvernements, cela peut souvent se traduire par une bonne discipline